Voilà environ deux ans, j’ai bossé sur le compte Olida Express pour une agence du publicité montréalaise. Or, Olida appartient à Fleury Michon. À l’époque, c’était la première fois que j’entendais parler de cette marque aussi connue en France que Cordon-Bleu peut l’être au Québec. À classer dans la catégorie «Le monde étant petit», quelle surprise ou non de me voir invitée, par la bande, au récent dévoilement de la gamme de prêt-à-manger de Fleury Michon enfin arrivée au Québec.
Si je puis mettre mon chapeau de publiciste pour un instant, j’aime bien la façon qu’a la marque de se positionner. Lors d’une entrevue voilà quelques années avec un de ses chefs, j’avait été impressionnée par son engagement envers la bonne bouffe. Et sa transparence. Il m’avait expliqué combien c’est facile de créer une recette à la maison et combien c’est difficile de la reproduire sur une «chaîne de montage». Certains ingrédients peuvent ne pas se prêter à la production de masse, mal supporter la vie en étalage et faire sauter la banque quand on passe de 4 portions à 4 millions… C’est un équilibre hasardeux.
Ce qui me fait encore plus aimer et respecter les aliments respectant le «clean label».
Lors du lancement, j’ai reçu une boîte avec deux produits Fleury Michon. D’une part, le Surimi, fait de bâtonnets de goberge farcis de fromage à la crème et de basilic, que j’ai détesté du fond du cœur. Mais une amie française dansait de joie quand elle les a vus et grignotés. Peut-être est-ce culturel, ce truc ?
Le Poulet thaï au lait de coco, j’ai bien aimé. Servi avec du riz au jasmin en accompagnement, le tout était parfumé et goûtait la vraie bouffe (pas dans le sens de vraie bouffe thaïe si, comme moi, vous êtes fan, mais dans le sens de vrais ingrédients). J’ai apprécié aussi la portion typiquement française dans sa modération. La liste d’ingrédients est longuette mais naturelle. La touche de plus ? Les plats sont frais, non congelés, et se conservent 30 jours au frigo grâce à la pasteurisation.
Dans le cadre de son lancement outre-atlantique, Fleury Michon a recruté une de mes toques préférées, le chef Danny St Pierre du restaurant Auguste de Sherbrooke, à titre de consultant (le même rôle que joue le grand Joël Robuchon en France). L’ouverture aux chefs locaux est toujours bon signe. Alors, si vous êtes à la recherche d’idées-repas pour vos lunchs à la course, vous voudrez peut-être les rechercher dans votre épicerie préférée.
Marque : Fleury Michon est un chef de file en France carrément inconnu au Québec. Cette gamme de prêt-à-manger veut tout changer. Offerte chez IGA initialement, elle tente de tailler sa place dans d’autres bannières du Québec.
Coût : Environ 5,49 $ à 5,99 $
Je cuisine pas mal tout maison, façon de m’assurer que ma famille mange santé le plus possible. Ma béchamel ne vient pas d’un sachet et ma sauce tomate (que je mesurerais à n’importe quel chef) est maison. Une fois de temps en temps, comme toute maman dépassée par les événements, je vais ouvrir un pot de quelque chose afin d’improviser un souper en catastrophe. Ça ne veut pas dire que je baisse les armes tant que ça : pour entrer chez nous, un produit doit être du «clean label», c’est-à-dire fait avec des ingrédients dont on peut prononcer le nom. (Bien sûr, comme je rédige des étiquettes d’emballage très souvent, des trucs comme de l’acide citrique ne me font pas peur.)
Quand Fresh Sauces* m’a demandé de participer au défi recettes Summer Fresh Sauces Recipe Challenge organisé par le regroupement des Food Bloggers of Canada, j’ai accepté parce que les produits étaient du genre qui me dépannent occasionnellement. J’ai cuisiné avec quatre de leurs sauces (désolée, j’ai buté à la Sauce madère aux canneberges…). Mais les sauce Marsala aux champignons, Poulet au beurre, Curry Thaï et 3 poivres étaient de bonne qualité et surtout très pratiques.
Voici la recette improvisée à partir de la sauce Marsala aux champignons que ma famille a préférée. J’ai crinqué le goût de champignon au maximum et voilà! un souper rapide qui a su plaire à la tablée. En passant, je n’ai pas gagné le Défi. Ça aurait sûrement aidé si j’avais publié ce billet avant la date limite. Mais ça, c’est moi tout craché.
* Oui, si vous visitez le site français de Fresh Sauces, la traduction est parfois pouiche. Mais, bon, je connais plein de sites canadiens anglais qui n’essaient même pas…
Dinde marsala à la sauge frite
4 portions
N.B. J’écris régulièrement pour les Producteurs de dinde du Québec et je m’étonne toujours de voir combien les gens mangent peu de dinde sauf à Noël. Pourtant, les découpes de dinde se démocratisent, son goût est umami à fond la caisse et s’harmonise avec tout. En plus, c’est la protéine la plus faible en gras après la sole. Les steaks de dinde sont faciles à cuisiner, super goûteux et un choix santé pour toute la famille. Et non, mon client ne m’a pas tordu le bras pour écrire ça…
• beurre et/ou huile d’olive
• petit bouquet de sauge fraîche
• 1 oignon, haché finement
• 1 barquette de champignons de Paris, tranchés
• 4 steaks de dinde *
• 1 contenant de sauce Marsala aux champignons Fresh Sauces
• sel et poivre noir frais moulu
* Vous pourriez aussi utiliser un rouleau à pâte et aplatir 2 steaks de dinde en escalopes plus fines pour une version plus économique. Bien sûr, il faudra ajuster le temps de cuisson.
1. Dans un poêlon antiadhésif, faire fondre le beurre, ou l’huile, jusqu’à ce qu’il mousse. Y faire frire quelques feuilles de sauge (réserver 1-2 feuilles pour la sauce), en retournant une fois que les feuilles commencent à raidir et devenir un vert plus foncé. Ça devrait prendre 30 secondes à 1 minute du premier côté selon la chaleur de votre poêlon, et beaucoup plus vite du deuxième côté. Réserver sur un papier essuie-tout.
2. Dans le beurre à la sauge, faire ramollir l’oignon. Ajouter les champignons et laisser dorer sans les remuer. Saler au goût, retourner et finir la cuisson. Retirer le tout du poêlon et réserver.
3. Assaisonner généreusement les steaks de dindon et les faire cuire dans le poêlon jusqu’à ce qu’ils soient dorés et aient perdu leur couleur rosée, soit un bon 4 minutes par côté. Ajouter la sauce et parsemer de sauge émincée. Retourner oignons et champignons dans le poêlon, puis rectifier l’assaisonnement. Remuer et cuire jusqu’à ce que la sauce soit bien chaude et les saveurs combinées.
4. Servir avec des pommes de terre en purée décorées de la sauge frite.